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Rio+20 : Les grands thèmes abordés

publié le 24 juillet 2012 (modifié le 25 juillet 2012)

Du 20 au 22 juin 2012, s’est tenue à Rio, la Conférence des Nations unies sur le développement durable.
Au cours de cette conférence ont été abordés des thèmes majeurs tels que l’importance des sciences sociales, la lutte contre la pénurie des ressources et l’efficacité énergétique dans les bâtiments.

Du 20 au 22 juin 2012, s’est tenue à Rio, la Conférence des Nations unies sur le développement durable.
Au cours de cette conférence ont été abordés des thèmes majeurs tels que :

L’importance des sciences sociales

L’importance des sciences sociales dans l’aide, le suivi, et l’évaluation de l’appropriation des politiques liées au développement durable et aux changements climatiques a été exposée par l’UNESCO lors des conférences parallèles de Rio + 20.

En effet, les réponses aux enjeux du développement durable ne sont pas uniquement techniques mais doivent aussi prendre en compte les comportements et les réticences autant individuelles que collectives. C’est en ce sens que les sciences humaines font partie des outils qu’il faut mobiliser pour avancer vers une feuille de route vertueuse tant pour l’Homme que pour la nature.
En ce sens, la connaissance, l’éducation et la culture sont autant d’outils qui doivent trouver leur place aux côtés des sciences de la nature.

C’est pourquoi l’UNESCO est un acteur intrinsèque du développement durable. Il a donc lancé une étude sur 10 ans d’analyse de la place des sciences sociales dans le monde dont le rapport a été présenté le 25 juin 2012, et dans lequel est présentée l’initiative « future earth ».

L’initiative « Future Earth » est un programme de co-élaboration scientifique et citoyenne de la connaissance. La co-production doit ouvrir les réseaux d’information pour permettre une diffusion plus rapide d’un langage commun et pour réduire le fossé entre connaissance et action. Il faut impliquer de nouvelles disciplines.

« Future Earth » mobilise des milliers de scientifiques, tout en renforçant les partenariats avec les décideurs et autres parties prenantes afin de fournir des options de développement durable et des solutions dans le sillage des conférences internationales.

Il faut créer des think-tank pour changer la production intellectuelle, l’apport dans les actions et le regard de l’évaluation. Il faut faciliter une vision collective des problèmes et proposer le lien, l’action
réciproque et l’évaluation en continu.

Il faut faire la promotion d’espaces collectifs de rencontre du monde de la connaissance et des acteurs de la société, non dans un esprit de conflit mais dans un but de partage et d’amélioration mutuels

La lutte contre la pénurie des ressources : Mieux gérer les ressources en eau, énergie et terres pour une croissance inclusive et durable

(rapport européen sur le développement 2011-2012)

Il devient de plus en plus difficile de fournir un accès universel à l’eau et à l’énergie et de garantir la sécurité alimentaire de manière durable. En effet :

  • Près d’un milliard de personnes souffrent de malnutrition ;
  • 0,9 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable ;
  • 1,5 milliard de personnes ne disposent pas de source d’électricité.

Une meilleure gestion de l’eau, de l’énergie et des terres est d’autant plus nécessaire que la disponibilité de nombreuses ressources naturelles vitales est en diminution, et que l’accroissement de la population mondiale et la croissance économique globale (augmentation importante des classes moyennes qui aspirent à pouvoir consommer) font peser de nouvelles pressions sur les ressources naturelles. D’ici 2030, la demande en énergie et en eau devrait augmenter de 40 % et celle en nourriture de 50 % par rapport aux niveaux actuels.

Un des enseignements du rapport indépendant est de proposer une méthode d’action pour mettre en place une approche intégrée Eau+Energie+Terre. Pour cela, les chercheurs montrent que les actions doivent être publiques et privées conjointement, condition nécessaire pour relever les défis du développement humain (lutte contre la pauvreté) et durable. Trois types d’acteurs doivent s’atteler à relever les défis liés à la transformation vers une croissance inclusive et durable :

  • le secteur public national, qui établit les cadres réglementaire et légal, détermine les dépenses publiques, coordonne et facilite les politiques ;
  • le secteur privé, qui peut agir en rendant ses modèles commerciaux plus inclusifs et viables et en investissant dans des résultats durables ;
  • l’Union européenne (UE), qui peut soutenir à travers des politiques internes en matière de production et de consommation, en tant que partenaire commercial et investisseur de premier plan.

En attendant les directives de l’Europe, ce rapport peut aussi influencer les EcoQuartiers en développant une solidarité entre les choix techniques liés à l’eau (récupération), entre les choix d’usage des sols (réutilisation pour l’agriculture périurbaine) et entre les choix énergétiques (compost local, voire usage des déchets verts pour la méthanisation…).
Quelles que soient les thématiques, le mot d’ordre est de privilégier les réponses locales.

L’efficacité énergétique dans les bâtiments

L’AEI (Agence Internationale de l’Energie) et le PNUD ont présenté à Rio leur analyse actuelle sur les données et les recommandations pour encourager les décisionnaires à systématiser les objectifs d’efficacité énergétique dans les bâtiments et à s’ouvrir à l’aménagement urbain.

L’AIE a présenté la nouvelle édition du rapport « Energy Technology Perspectives (ETP) ». Il décrit comment encourager le développement de technologies et de comportements qui révolutionneront le système énergétique mondial. Par exemple, les véhicules électriques, les réseaux intelligents, les énergies renouvelables de nouvelle génération, le stockage d’énergie, etc., joueront un rôle déterminant dans la limitation du changement climatique et l’amélioration de la sécurité énergétique.

Depuis les années 1970 l’AEI donnait des pistes prioritaires de travail dont les bâtiments et l’éclairage. Mais ce n’est pas suffisant et il faut désormais travailler avec d’autres échelles comme l’urbanisme, intégrant les questions de formation, de santé, de fiscalité, de sécurité dans l’alimentation électrique, de changement climatique et d’îlots de chaleur.

Finalement, les EcoQuartiers sont une politique qu’encourage aussi l’AIE.